Notre Histoire

AVANT L’ASBL

Marie-Jeanne Frédérique est une sexagénaire rayonnante, qui tire des animaux qu’elle a recueillis chez elle toute sa sérénité et sa force. Des chiens, des chats, des poules, des perroquets, un cheval, un cochon, des chèvres et une multitude de canards composent sa famille.

Pour pouvoir continuer à assurer la nourriture de ses protégés, Marie-Jeannne a su toucher des restaurateurs, qui ont choisi de l’aider à nourrir ses amis.

Marie-Jeanne prie Dieu de survivre à ses animaux, car elle s’inquiète de ce qu’il adviendrait d’eux, si elle venait à disparaître. « Mais, nous confie-t-elle, je dois faire rire là-haut, parce que je recueille sans cesse de nouveaux animaux. C’est peut-être pour moi une façon de demander d’être éternelle ».

Marie-Jeanne est végétarienne: un choix qui lui a été dicté par son respect profond de tout être vivant. Jamais elle n’achète de la viande, ni pour elle, ni pour ses animaux.

Elle est discrète, souriante, toute entière dévouée à ses animaux. « Mais j’aime aussi les gens, surtout quand j’entends battre leur coeur. Le coeur des animaux bat lui aussi, et c’est un vrai mouvement d’amour perpétuel ».
 


 
NAISSANCE DE L’ASBL

En 1959, Fabienne est née. Toute petite déjà, elle était entièrement sensible au respect de la vie. Elle sauvait des animaux et me demandait de l’aider. Nous vivions dans l’amour de la création. Vers l’âge de 15 ans, Fabienne décida de devenir végétarienne. J’adoptai également cette autre façon de vivre.

Nous avions une maison et un grand jardin. Nos premier frais, nous les fîmes pour placer une bonne clôture, sans laquelle nous ne pouvions envisager aucun sauvetage d’animaux. Par la suite, pour parer aux frais et nourrir les animaux, nous avons vendu toutes sortes de choses, que nous avions récupérées et restaurées.

Fabienne termina ses humanités et décrocha ensuite un diplôme de régente en biologie, dans le cadre duquel elle obtint l’autorisation, pour l’un de ses examens, qu’un animal ne soit pas tué pour être disséqué. Son mémoire de fin d’étude, intitulé « Pourquoi tant de morts? », était un réquisitoire contre la vivisection. Elle s’apprêtait à partir aux Etats-Unis pour y suivre une formation de langage gestuel permettant le dialogue avec les grands singes.

Malheureusement, l’année 1985 fut endeuillée par l’accident survenu à Fabienne. Il était convenu entre ma fille et moi que si l’une survivait à l’autre, il faudrait continuer là où nous nous étions engagées.

Bien des animaux martyrs ont trouvé plus qu’un abri à Galmaarden. Ils connaissent à présent une relation d’amour et de véritable respect. Il ont tous reçu un nom et ne sont plus adoptables, mais en quête de parrainage.

Cependant, tout ce beau travail a un côté sombre. Soigner les animaux coûte cher. La nourriture, les soins, les vétérinaires, nécessitent de grosses dépenses. Voilà pourquoi j’ai fondé une ASBL, dont le but est de collecter de l’argent, qui me permette de porter secours aux plus démunis, aux animaux abandonnés, maltraités ou exploités.